Autrui constitue-t-il une entrave à ma liberté ou une condition nécessaire de sa réalisation ? Dans ce passage de la Phénoménologie de l'esprit (1807), Hegel montre que la liberté n'est possible qu'à travers la reconnaissance mutuelle des consciences. L'échec de cette reconnaissance conduit à une lutte à mort et à un rapport de domination entre maître et esclave. La dépendance du premier envers le second et l'intuition de la liberté que l'esclave gagne à travers son travail, renversent cette situation et dessinent comme horizon de l'histoire l'égale liberté des êtres humains. En GF PHILO', le texte de l'oeuvre est donné à lire, dans son intégralité, sur la page de droite. En regard, des extraits tirés d'autres oeuvres viennent l'éclairer, le questionner, le prolonger.