J'approchai l'arbre vers le soir et d'embl?e je le reconnus, inchang? malgr? les ann?es. Si les arbres vieillissent autrement que les hommes, c'est qu'ils ont autre chose ? nous dire. Sur son tronc, la peau s'?caillait par endroits livrant ? l'air la chair ? vif. Dans le canal, depuis longtemps d?saffect?, lentisques et n?nuphars couvaient un monde d'hydrom?tres, d'araign?es d'eau, d'?lytres bleus. J'?coutai longtemps ce silence. Puis je fermai les yeux et me glissai sous l'?corce...