Extrait
Tout le monde a vu, chacun sait, etc. A quoi bon, ici, faire des phrases ?
(Ou en recopier ?)
En plein soleil (un peu plus tard, dans le même reportage de France 2), deux hommes, des adolescents, plutôt, marchent sur le quai. Ils ont été débarqués là quelques semaines auparavant. Ils ont pu (nous apprend la voix off) rester sur place, engagés comme interprètes. L'un d'eux dit : «si j'avais su, je serais resté dans mon Afrique, là-bas, il y avait toujours quelqu'un...»
Il insinue aussi que ces sans papiers seraient exploités par les entreprises de bâtiments - en plein boom touristique aux Canaries (au long de ces plages où - comme le montrent d'autres images - des baigneurs parfois découvrent des corps rejetés par la mer).
Échelles de bouts de bois... de n'importe quoi, grappins absurdes, contre, sur, des barbelés...
Fin septembre 2005, ou début octobre, c'avait été (comme on a dit) l'«assaut» (quel mot !) aux bords de Ceuta et Mellila, enclaves espagnoles en terre africaine.