Manciet cherche à travers des souvenirs, des impressions fugaces, des bribes de dialogues, ce qu'une quête obstinée de l'universel ne donnerait jamais. Il parvient à fixer l'âme (ou le secret) des gens et des choses et, ainsi, à décrire la condition humaine. Manciet s'amusait beaucoup à écrire ces historiettes. Il les appelait des "dictées" car elles évoquaient pour lui ces dictées d'autrefois que le maître lisait mot à mot et qui charriaient, sans en avoir l'air, des vérités éternelles... Le premier volume avait été traduit par Guy Latry, celui-ci est traduit directement par l'auteur. Il a accompli ce travail extrêmement vite, pressentant qu'il lui restait peu de temps à vivre et voulant à tout prix en voir la fin. C'est dire qu'il considérait ces textes comme une part essentielle de son oeuvre.