Sur le fond d'un inéluctable scepticisme quant à la possibilité d'atteindre la vérité absolue, Marcel Conche choisit de philosopher à la première personne, à l'exemple de Montaigne. A la notion d'être se substitue la notion pyrrhonienne d'apparence, à l'arrêt dogmatique se substitue le perpétuel inachèvement du questionnement sceptique. La philosophie n'a donc pas d'aboutissement en elle-même mais, au-delà d'elle-même, elle est vouée à la sagesse de l'amour dont Socrate nous offre une figure resplendissante. Marcel Conche propose dans cet essai une réflexion intime sur les philosophes qui ont inspiré tant sa vie que sa pensée.