Les Nuits filantes puisent leur substance dans le melange de deux emotions, la joie sans borne d’une mere observant son premier enfant et une forme de melancolie qui en serait indissociable. Au-dela du partage d’experience tres personnel de la mise au monde, l’ecrit est envisage ici comme un objet-souvenir, le seul a meme, peut-etre, de rendre perceptible le rapport intime a l’ephemere et a sa propre finitude. D’autres pourraient le lire comme une invitation a renouer avec une curiosite primale et le plaisir de la decouverte. A moins qu’il ne s’agisse d’un eloge du vivant. Un premier livre qui signe la naissance d’une voix forte et sensible, assurement.