Né en 1950 à Camagüey, exilé à Miami depuis 1980, Carlos Victoria, peu connu en France (une nouvelle traduite aux Éditions Autrement, un roman bref chez Actes Sud), est considéré aujourd'hui comme l'un des écrivains cubains les plus importants de sa génération. Reinaldo Arenas, qui fut l'un des premiers à découvrir son oeuvre a formulé ainsi son admiration: « Dans une langue dépouillée de tout inutile, résolument en marge des pyrotechnies spectaculaires, Victoria met le doigt sur la plaie, c'est-à-dire sur l'inévitable désolation de toute vie humaine. »