Extrait
Leurs yeux brûlent d'un feu issu du sombre soir
Toujours plus bas, là-bas, s'ouvre le vieil abîme.
Une absence s'abîme au fond de leur mémoire.
Aujourd'hui s'est nourri en dévorant sa faim.
Un vent né de poussière aveugle ces veilleurs.
Ils grattent seuls le parchemin qu'ils étudient.
Au bout du jardin, il y a ce trou hagard.
Voici ceux qui portent les mondes du malheur.
Contemplant le centre de la cible sans voir.
La ténèbre est l'abri de tous les moins que rien.
On peut se réunir à leurs pensées qui pleurent.