"Certains témoins mentionnent qu'aux derniers jours du procès de Maurice Papon, la police a empêché un clown de rentrer dans la salle d'audience. [...] L'ancien secrétaire général de la préfecture a peut-être remarqué ce clown mais rien n'est moins sûr. Par la suite, l'homme est revenu régulièrement sans son déguisement à la fin des audiences et aux plaidoiries. A chaque fois, il posait sur ses genoux une mallette dont il caressait le cuir tout éraflé. Un huissier se souvient de l'avoir entendu dire après que le verdict fut tombé : - Sans vérité, comment peut-il y avoir de l'espoir? L'auteur dédie ce court texte lumineux, émouvant et métaphorique à la mémoire de son grand père, ancien combattant à Verdun et de son père, ancien résistant. Le deuxième volet d'Effroyables JArdins a paru en 2002 aux éditions Joëlle Losfeld sous le titre Aimer à peine. Michel Quint est né en 1949. Il a publié une vongtaine d'ouvrages (romans noirs et nouvelles) parmi lesquels Sanctus, Cake Walk et Lundi Perdu publié chez Joelle Losfeld, Le Bélier noir et La Belle ombre publiés chez Rivages Noirs. Il a obtenu le grand prix de la littérature policière en 1989.