Hermann Broch écrivait, a New York, en 1940: "Les dictatures sous leur forme actuelle sont tournées vers le mal radical..." C'est cette notion que Jorge Sempren interroge dans ce livre, en convoquant quelques-uns de ses anciens compagnons du Petit Camp de Buchenwald: comme une façon de relier la pensée à la vie et de faire comparaître l'Histoire devant les disparus - ceux qui, selon les mots du poète Paul Celan, ont "une tombe au creux des nuages".