“ Entreprise, voilà un mot glouton, vampirique, ayant fini par éclipser tous ceux par lesquels nous désignions autrefois nos différents lieux de travail [...]. Les textes réunis dans ce volume "Les Français peints par eux mêmes" tentent de restituer ce que masque un mot aussi appauvrissant: la diversité formelle du travail dans le monde contemporain, la constitution d’un nouvel ouvriérisme non déclaré dans le secteur tertiaire, les différents phénomènes de précarité, l’oppression mentale qui s’est substituée à l’oppression physique et surtout le sens caché du travail dans un univers où le travailleur est de plus en plus séparé de la production [...].