Revue de presse
L'auteur puise dans ses souvenirs d'ancien psychiatre pour nourrir son oeuvre centrée sur le secours. Comment protéger autrui ? Comment se préserver d'autrui ? Entre ces deux questions, il danse, se terre, s'élève et fait chanter le silence, parce que «presque tout se produit en silence, dans la vie, même les cris». (Marine Landrot - Télérama du 9 avril 2014)
En ancien psychiatre, Lobo Antunes connaît les névroses, les ressassements infinis, les impossibilités à dire et à faire. Il sait «ce qui nous ronge sans qu'on le sache, ce qui nous coûte sans qu'on s'en rende compte et je ne parle pas de nos secrets étranglés ni de nos misères conscientes, toutes ces poupées mortes, tous ces yeux rien qu'à nous qui nous accablent de reproches». Lire la prose du plus grand écrivain portugais - qui est aussi l'un des écrivains majeurs de son temps -, portée par la traduction magnifique de Dominique Nédellec, est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf.Nédellec, est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf. (Bruno Corty - Le Figaro du 17 avril 2014)
Avec ses phrases qui reviennent comme des leitmotivs (" Comme elle est triste cette maison à 3 heures de l'après-midi ") ou les interventions malicieuses, dans le cours du texte, de Lobo Antunes lui-même, Quels sont ces chevaux... ressemble à un long poème en prose. Il faut y entrer et s'y laisser couler. Le rythme alors vous hante dès que vous y avez goûté. (Florence Noiville - Le Monde du 24 avril 2014)