"Je n'ai pas été un Remarque, non plus qu'un Comisso. J'admire ces écrivains, j'en admire beaucoup d'autres (...) Et moi aussi (...) par la sensation et par la pensée, c'est-à-dire avec mon corps et avec mon âme, je suis descendu au ras des faits, péremptoires et banals, de la vie guerrière..." "J'ai donc noté dans mon cahier les banales misères aussi : lors des journées, pour moi atroces, d'octobre 1917, celles qui marquèrent la chute de ma vie dans une survivance vaine et désespérée, mon journal consigne un bon bain de pieds, au milieu des angoisses imminentes et de l'obtusité muette des brumes..."