Horloger, journaliste, musicien, séducteur, gentilhomme de cour, affairiste, espion et marchand d'armes, Beaumarchais a le génie de la vie. Joyeux, insolent comme lui, le Figaro du Mariage, dix année durant, brave les censeurs, les ligues de vertu, le roi. En 1784, il triomphe à la Comédie-Française. C'est une des premières émeutes de la révolution. Le valet n'accepte plus sa condition. Il défie son maître, d'égal à égal. La religion, l'aristocratie, la monarchie en sortent bafouées. Les larmes sous le rire, le célèbre monologue de Figaro résonne encore comme un des plus beaux chants de la condition humaine.
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Notice biographique :
Pierre Augustin Caron (Paris, 1732-1799) a eu une existence pour le moins mouvementé, tour à tour apprenti horloger, contrôleur de la Maison du Roi, professeur de musique, espion, dramaturge... Après son premier mariage, il deviendra Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, d'après le nom d'une terre que possédait sa femme. Malgré son ascension sociale il ne sera jamais véritablement accepté en tant que noble. Il a légué à la postérité deux chefs-d'œuvre théâtraux, le Barbier de Séville (1775) et Le Mariage de Figaro (1778), commandé par la Cour et la ville. Le Mariage de Figaro ne sera joué qu'en 1784, le Roi jugeant sa représentation (finalement triomphale) dangereuse. Ces deux pièces majeures du répertoire français connurent un écho particulier par l'entremise de Mozart et de Rossini.