En restituant les peines et les joies des habitants de Gaza dans sa poésie-reportage, Mosab Abu Toha donne chair à une terre en guerre, et à sa beauté insoupçonnée. Sa plume concrète, fulgurante, raconte la violence qui s'infiltre dans tous les recoins de l'existence. Comme Gaza elle-même, ces textes sont remplis de décombres. Mais ils sont aussi empreints de beauté et d'une profonde humanité, nichées dans les objets du quotidien, les amitiés qui se nouent et la nature immuable. Ils sont imprégnés de l'odeur du thé et des roses en fleurs. Des enfants naissent, des étudiants vont à l'université, des bibliothèques sortent de leurs ruines, tandis que les Palestiniens trouvent de nouvelles façons de survivre et de créer de l'espoir.
Table des matières :
Note de la traductrice Palestine : répertoire aléatoire Abandonner l'enfance Où est mon pays ? Mon grand-père était un terroriste Nuit sans étoiles Un peintre palestinien Grand-père et le pays Rues de Palestine La guerre, les maisons et toi Je cherche une nouvelle sortie Le poème volant Sangloter sans bruit Découvertes Exercice difficile Marelle olympique Mourir avant de naître Le salaire des décombres Sueur froide Larmes Rêve : bateau échoué Le mur et l'horloge Ma ville après ce qui est arrivé Interlude Nous aimons ce que nous avons Litanie pour " une seule terre " Nous méritons une mort meilleure Repas de guerre quotidiens Nous et eux Le silence de l'eau Sur le rivage de Gaza Éclats d'obus cherchent rires Une voix venue d'en bas Sept doigts Autant en emporte la poudre Sonnet palestinien Ibrahim Abu Lughod et son frère à Jaffa Désert et exil À Mahmoud Darwich À Ghassan Kanafani Edward Said, Noam Chomsky et Theodor Adorno à Gaza Déplacé À Ibrahim Kilani Les blessures À l'agent chargé de mon visa Carnets Le garçon et le télescope Ce que vous trouverez caché dans mon oreille Mosab Retiens ton rêve À jamais sans pays Une rose se relève Entretien avec Ammiel Alcalay Notes Remerciements de la traductrice.
Notice biographique :
Poète et universitaire palestinien, Mosab Abu Toha a fondé la bibliothèque Edward Said, première bibliothèque anglophone de Gaza. Ce que vous trouverez caché dans mon oreille a été récompensé de nombreux prix (Palestine Book Award, American Book Award, Walcott Poetry Prize).
Traduit de l'anglais (Palestine) par Ève de Dampierre-Noiray.