Dans Sido, la première partie du livre, Colette évoque le souvenir de sa mère tant aimée. Elle nous parle aussi de son père, « le capitaine », second mari de Sido, de sa seur aînée, « l’étrangère », et de ses deux frères, « les sauvages », de l’amour qui unissait ses parents et de son enfance heureuse. Des confidences, des anecdotes, des dialogues sur tous les thèmes chers à Colette : l’amour, l’indépendance, la solitude, les souvenirs, les bêtes, la nature, composent Les Vrilles de la vigne, la seconde partie du volume. Grâce à ce style dru, savoureux, propre à Colette, ces récits, d’une extraordinaire poésie, sont parmi les plus beaux de notre littérature.
Notes Biographiques :
Née en 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne), Sidonie Gabrielle Colette y vit jusqu’à son mariage en 1893 avec Henri Gauthier-Villars, dit Willy. C’est lui qui l’incitera à écrire la série des quatre Claudine (1900-1904). Divorcée en 1906, elle devient mime tout en continuant à écrire - romans ou souvenirs : Les Vrilles de la vigne, La Vagabonde, Dialogues de bêtes, La Retraite sentimentale ou encore L’Envers du music-hall. Elle donne des articles au Matin dont elle épouse le rédacteur en chef, Henri de Jouvenel, en 1912. Elle divorce en 1924, se remarie en 1935 avec Maurice Goudeket. Membre de l’Académie royale de Belgique (1936) et de l’académie Goncourt (1944), elle meurt à Paris en 1954. Par son style et par l’ampleur de son euvre, elle se classe parmi les meilleurs écrivains du XXe siècle.