Jean Seberg… Nul n’a oublié son visage d’ange, ses yeux clairs et comme surpris, dans l’attente. Otto Preminger l’a presque brûlée vive pendant le tournage de Sainte-Jeanne. Puis on la retrouve dans Bonjour Tristesse, A bout de souffle, et tant de films qui l’ont rendue mondialement célèbre. Ce que nous raconte aujourd’hui la grande biographe Myriam Anissimov, c’est le destin tragique de cette très jeune femme de l’Iowa, de la gloire à la nuit : chronique d’un désastre annoncé. Le récit se concentre sur les amours Seberg- Gary : la jeune star de l’écran et l’écrivain beaucoup plus âgé. Ils donnent naissance à un fils, Alexandre, dit Diego, en 1962. Mais les tempéraments diffèrent, l’homme ne parvient pas à sauver la femme hantée par ses démons, et le couple se sépare à la fin des années 60. Cependant, jamais Romain ne cessera de tenter de protéger cette étoile fracassée qui se jette éperdument dans la passion révolutionnaire, des amours sans lendemain, une nouvelle maternité funeste, puis l’alcool, les bras des uns et les lits des autres- de plus en plus fantasque, crédule, perdue, insatisfaite, désaxée, manipulée… jusqu’au drame. On retrouvera le cadavre de Jean dans une voiture, enroulé dans une couverture, et les spéculations sur cette mort n’ont cessé de nourrir la légende : Suicide ? Assassinat ? Après de longues années d’enquête, l’accès à des archives inédites (correspondances, dossiers de police et judiciaires, rapports d’autopsie) et les témoignages d’anciens acteurs ou témoins du drame, Myriam Anissimov nous offre ici la vérité nue.