La poésie de Zoé Valdés est un corps-à-corps avec un présent dont elle veut bâtir l'histoire en lui donnant un souffle qui balaye l'horizon du quotidien. "L'adolescence m'a trahie", écrit-elle, et d'un coup de talon, elle s'arrache aux abysses et embarque les dieux dans son aventure Yalodde, cette "sainte garce", devient sa complice dans cette tentative d'accéder à la "conscience du toucher". L'érotisme devient respiration des jours, abordage débordant, à la manière d'un flibustier de la caresse. Mais son île au trésor restera toujours la tendresse. Comment y accéder? Par une porte de service qui n'a qu'une seule clé: sa poésie.