La scène se situe à St Gerard de Mainville, au Québec, non loin de Montréal. C'est l'histoire de Jocelyn Quevillon (racontée par lui-même) que sa mère contraint à épouser Eliane Laurencelle qu'il n'aime pas. Jocelyn est un incurable paresseux qui se laisse, semble-t-il, ballotter par les évènements, d'où sa résignation au mariage. Le curé Lachapelle est sur le point de bénir cette étrange union quand il est abattu à coups de fusil dans l'église. Panique, fuite des mariés qui se réfugient à Niagara. L'assassin les rejoint, il ne leur veut aucun mal, au contraire, c'est un distingué psychiatre qui a liquidé à l'occasion du mariage un curé pédophile dont il avait eu à souffrir dans son enfance. Tout s'arrange après une multiplicité de d'incidents baroques et l'amour naîtra entre ces deux êtres si peu faits l'un pour l'autre, en dépit des antécédents psychologiques qui pèsent sur la "promise", Eliane, et qu'a tirés au clair le meurtrier. L'histoire est difficile à résumer car tout est dans le ton et l'écriture ; C'est un pur plaisir de lire qui vous prend dès les premières pages, plaisir qui se poursuit tout au long du récit sur lequel on peut faire pleuvoir les épithètes : burlesque, naïf (faussement), bouffon, cocasse, facétieux... L'ennui est une femme à barbe est une chanson, le leitmotive musical du livre... mais, justement cet ennui est le plus désennuyeux des livres. Ce qui est sûr, c'est qu'on rit beaucoup tout au long de ce livre baroque, délirant, qui vous prend par surprise à chaque détour de page.