Bien que Pescara soit la ville originaire de D'Annunzio, ces nouvelles n'ont rien d'autobiographique et la vie personnelle en est apparemment exclue. On peut y voir une sorte de radiographie d'une ville des Abruzzes à la fin du siècle dernier puisque toutes les classes sociales y sont représentées, des marins à l'aristocratie, des vierges hystériques aux valets efféminés. Le goût des contrastes, typique de cette littérature fin de siècle, s'y exaspère : «Entre un bordel et une église, entre le parfum de l'encens et les exhalaisons de la pourriture», écrivait D'Annunzio à propos de cette oeuvre.