Le fascisme historique est mort en 1945. Définitivement? Nos démocraties occidentales sont-elles à l'abri de toute tentation autoritaire? Comment interpréter certaines dérives contemporaines, les politiques sécuritaires, la diabolisation de l'Autre, l'effacement de l'espace public ou encore l'irruption des médias dans nos vies privées? Bien sûr, nos régimes restent démocratiques. Mais ce qui a rendu possible le fascisme, c'est son idéologie de l'amalgame: un mélange de tradition et de modernité. N'est-ce pas ce qu'on est en train d'observer ici ou là? Pourquoi ne pas poser en France, comme nous y invite le débat en Italie, la question de l'actualité du fascisme? Biographie de l'auteur Michela Marzano est chercheuse au CNRS (CERSES, Université Paris Descartes).