La dernière grande série de gravures réalisée par Goya fut celle qu’il appella Los
Disparates, connue en France comme Les Proverbes. Il commença à la préparer
en 1816 et la laissa inachevée quand il partit en France en 1824.
Ses vingt-deux planches semblent avoir effacé tout optimisme de la raison,
toute volonté de dénonciation ou de correction morale. Elles se placent au-delà
de l’anecdotique, du tragique et du grotesque, dans une sorte de suspension
de la conscience, dans une forme particulière de contemplation des vérités
premières de l’existence.