Depuis les controverses des années 1960 sur la
contraception jusqu’aux questions actuelles sur
l’accueil des personnes homosexuelles et des divorcés
remariés les débats font rage au sein de l’Église.
Pendant de longues années, ils opposaient le discours
magistériel de Rome et des théologiens. Depuis
l’élection du pape François en 2013, la configuration a
changé. Nombre de théologiens critiques de Paul VI et
de Jean-Paul II soutiennent le pape actuel dans ce qui
semble être une nouvelle approche des questions
morales et pastorales. Le cardinal Kasper est allé
jusqu’à dire que l’on assiste en ce moment à « un
changement de paradigme » pour traiter ces sujets.
Qu’en est-il vraiment ? Le texte de François Amoris
laetitia s’oppose-t-il à Veritatis splendor de Jean-
Paul II ? Et s’il y a continuité entre les deux, comment
comprendre que nombre d’interprétations théologiques
utilisent Amoris laetitia pour remettre en cause la
position de Paul VI sur la contraception exposée dans
Humanae vitae