Matière noire s’apparente à un vol au-dessus de l’existence, de sa métamorphose et de sa mort ;
mais plus haute encore s’élève la joie de la vivre. Lire ce livre procure cette félicité. Face au
nihilisme de la plainte constante qui prévaut dans la poésie actuelle, ce poème est un chant de
gratitude. Serein et orgiastique, organique et spirituel : intensité et beauté.
Hugo Mujica
Synthèse d’un ars poetica et d’un art de vivre, en cette Matière noire, long poème comme un fleuve,
Audomaro Hidalgo convoque la science et la mythologie aztèque, ou encore l’innocence des jeux
d’enfant : tout ce qui se perd là-bas se retrouve ici, depuis les jeux de billes jusqu’aux astéroïdes
quand « la mémoire est un vertige d’images ». Sensible, sensuel et savant, ce livre dit la vie,
l’amour et la mort à sa façon remarquable. Hidalgo sait que parfois un « hôtel peu étoilé » vaut
tous les palaces tant que le cœur y est.
Valérie Rouzeau
Audomaro est un poète de la quête au cœur d’un territoire mental continuellement dévoré par
une traversée temporelle tumultueuse, qui jouxte, d’un côté, le vide ; de l’autre, la parole, une
parole investie de la puissance de la métaphore, de la transmutation et de la poésie, une parole
portée par la voix lyrique.
Verónica Volkow
Il y a, dans l’écriture pleine et franche d’Audomaro Hidalgo, un mouvement et une tonalité qui la
libèrent des conventions poétiques ordinaires, et une manière de traverser les réalités secrètes que
recèlent les apparences, qui nous les rend soudain étrangement familières.
Jean Pierre Siméon
Ce projet a bénéficié d’un soutien de la DRAC de Normandie et de la Région Normandie au titre
du fadel Normandie.