Toutes les relations amoureuses semblent vouées au désastre dans cette ville du Plessis-Robinson, dominée par la silhouette menaçante du château de la Solitude. Un orthophoniste erre dans les parcs, une serveuse rentre chez elle en pleine nuit, un cuisinier fume dans l’arrière-cour d’une cantine — seuls, parfois blessés, pleins de leurs souvenirs.
Et puis le petit Jacques, écolier, les doigts toujours recouverts de pansements, croise un soir Alexandra, une lycéenne de dix-sept ans. Un gouffre les sépare : l’âge, les passions, l’expérience. L’enfant la regarde pourtant comme si tout était encore possible. Alors, pièce après pièce, il va rencontrer son histoire. Et le château veille, seul au milieu de son bois.