Récit subtilement fragmenté, Lalali se compose d'une série de petits tableaux évoquant l'atmosphère des fins des mondes, des univers en ruine, tels qu'on les imagine aux temps d'avant l'histoire comme à ceux qui succèdent aux apocalypses. Il n'est ici plus question de savoir où ni quand. Et seuls demeurent ce silence pénétrant comme la pluie froide, ce vide à la mesure d'un gouffre et cette lenteur qui colle aux gestes et aux mouvements qui se refont et se refont à la manière de longs rituels.