Tel un rituel, chaque jour, dans la limite d’un kilomètre imposé, le marcheur établit un itinéraire citadin. Ainsi, Michel Séméniako a-t-il photographié, le temps d’un confinement, le territoire de ses flâneries au plus près du sol. «â??Déambulant sur les trottoirs, j’ai découvert la richesse de ces espaces ignorésâ??: ils portent une incroyable variété d’objets, de matières et de lumières.â??»
De son côté, Louise L. Lambrichs s’est découvert d’autres libertésâ??: ses textes courts se suivent dans une poétique scansion fondant en un long panoramique le recueil de ses évasions.
Ce leporello invite le lecteur à se promener dans les chemins buissonniers de la création,au coeur du confinement qui les a rendus plus nécessaires que jamais.
«â??L’échappée viveâ??» dessine cet espace de rencontre, un livre à deux voix où Michel Séméniako et Louise L. Lambrichs esquissent un duo comme ils l’avaient envisagés pour «â??Exilâ??» également paru chez Trans Photographic Press.