Été 1943. Le régime de Benito Mussolini s'effondre, et avec lui les certitudes d'un homme autrefois tout-puissant. Isolé, fragilisé, puis replacé à la tête d'un État fantoche sous tutelle nazie – la République sociale italienne ou République de Salò –, le Duce assiste à la lente agonie de son pouvoir tandis que l'Italie sombre dans le chaos. Résistants et fascistes s'affrontent, plongeant le pays dans la guerre civile. Dans le même temps, en étroite collaboration avec l'Allemagne nazie, le régime intensifie la persécution des Juifs, jusqu'à leur déportation vers les camps d'extermination.
Ce dernier volet de la fresque magistrale d'Antonio Scurati nous montre que la chute du dictateur n'est pas seulement un crépuscule historique : c'est une plaie qui ne cicatrise pas. Car au moment où tout semble finir, une autre histoire commence – celle d'un pays qui, faute de procès exemplaires et d'un véritable travail de mémoire, laisse survivre les silences, les compromissions et les héritages du fascisme.