Un homme d'une quarantaine d'années se réveille dans une clinique de Kyiv avec un éclat d'obus fiché dans le crâne et sans aucun souvenir de son identité. Baptisé « patient L », puis Lionia, il est suspect aux yeux des services de sécurité ukrainiens, le SBU. Il est bientôt placé dans un centre de rétention administrative, où un psychologue tente de ranimer sa mémoire. Une bénévole, Inga, le reconnaît : elle vient d'être amputée d'une jambe, pour avoir été grièvement blessée par un tir d'artillerie alors qu'elle venait aider Lionia à quitter son village menacé par les troupes russes. Entre eux se noue peu à peu — à distance — un lien affectif. Avec l'aide d'un officier du SBU, Lionia retourne dans son village déserté et y découvre son véritable nom : Alexandre Mak, ancien responsable culturel et accordéoniste de talent, vainqueur de plusieurs concours. Son voisin lui avoue avoir dénoncé aux Russes les bénévoles venus évacuer les habitants, provoquant indirectement un drame. Étrangement empêché d'agir par un drone contrôlé par une IA, Lionia renonce à la fois à la vengeance et à son passé. Il décide alors d'appeller Inga : le roman s'achève sur la promesse d'une vie nouvelle.