Les tulipes de Jeff Koons à Paris, Art Basel à Miami, le Louvre à Abu Dhabi... autant de manifestations de l'art contemporain comme outil d'infuence. Marqueur de puissance, l'art mesure en effet le degré d'émancipation d'un pays, son pouvoir d'attraction et sa place dans le monde. Très largement dominée par les Etats-Unis et, plus largement, le monde occidental depuis le milieu du XXe siècle, la scène artistique s'ouvre peu à peu à de nouvelles puissances, notamment la Chine aux ambitions mondiales déclarées. Etudiant le rôle des différents acteurs, artistes, collectionneurs et musées, Nathalie Obadia analyse l'évolution des liens entre arts plastiques et géopolitique, et cherche à évaluer si le soft power américain et occidental domine toujours.