Dans ce livre qui semble eÌ?tre la suite du premier roman de l’auteur «l’enfant de la terre», on se retrouve confronteÌ?s aâ?? une reÌ?aliteÌ? amèreâ??re veÌ?cue depuis la fin du règne de Ben Ali, et le deÌ?clenchement de la reÌ?volution et son imbroglio politico-social, et surtout son deÌ?sastre eÌ?conomique. Nous avons, tout de meÌ?me, aâ?? lire une histoire d’amour qui s’eÌ?tale sur une peÌ?riode de grands deÌ?fis : l’extreÌ?misme religieux et « son appel camoufleÌ? aâ?? la guerre sainte contre les meÌ?creÌ?ants », l’incompeÌ?tence des gouvernants, le neÌ?potisme, le favoritisme, le choÌ?mage des jeunes qui choisissent de s’exiler pour eÌ?chapper aâ?? la preÌ?cariteÌ?, mais souvent, au peÌ?ril de leurs vies, en choisissant de traverser la mer aâ?? bord de freÌ?les embarcations. Aujourd’hui, l’ideÌ?ologie islamiste perd du terrain, mais, les nouveaux gouvernants n’ont pas d’autre souci que celui de garder le pouvoir. Le pays connaiÌ?t une dangereuse stagnation ; la corruption et le terrorisme risquent aâ?? chaque instant de saper les quelques acquis durement conquis. Peut-on aimer en temps de crise ? L’auteur y croit dur comme fer : l’amour, c’est la seule valeur qui nous reste aprés qu’on ait tout perdu.