La Révolution française ne marqua pas seulement la disparition des titres de noblesse, elle mit aussi un terme à la grande tradition de la bijouterie française. Les signes extérieurs de richesse symbolisaient la monarchie, sa cour et son statut aristocratique et ne faisaient nullement partie des idéaux révolutionnaires. La simple possession de bijoux pouvait conduire à la guillotine. Sous le Directoire, la sobriété resta de mise. Napoléon, par contre, appréciait les bijoux et, sous son régime (1799-1814), les arts décoratifs refleurirent et la joaillerie fut réintroduite à la cour. Cela permit à de grands joailliers comme Marie-Etienne Nitot, fondateur de la maison Chaumet, de connaître leur heure de gloire. C’est ouvrage richement illustré nous montre la naissance et l’évolution de l’incroyable production joaillière de l’époque napoléonienne. Il nous aide à mieux comprendre le rôle du bijou à l’époque napoléonienne, tant dans sa signification visible que symbolique en mettant en évidence les caractéristiques des deux grands styles (« style Napoléon » et « style Empire »). Bijoux et vêtements servaient plusieurs buts. Instruments politiques et diplomatiques destinés à attacher amis et ennemis à l’empire, ils servaient aussi la propagande de la grandeur de l’empire et symbolisaient la puissance du souverain.