La conception aristotélicienne des principes divins est parcourue de
tensions épistémologiques, archéologiques et proprement théologiques,
qui constituent à la fois un défi pour Aristote lui-même et un ensemble
de problèmes qu’il lègue à la tradition, qu’elle se revendique de lui,
ou se fasse critique à son égard. Restituée au mouvement de la
tradition, aux vicissitudes de ses relectures, la théologie
aristotélicienne voit s’actualiser les potentialités qu’elle portait en
son sein, et qu’Aristote lui-même, déjà, commençait d’explorer. Ce
volume, sans prétendre à l’exhaustivité, souhaite, par la diversité de
ses contributions, donner à lire quelques-unes de ces actualisations,
qu’elles soient exégétiques ou polémiques, et tracer quelques linéaments
de leurs effets historiques.