Cet ouvrage se propose d’examiner chez Suárez (1548-1617), comment la théorie du droit et de la loi prolonge la pensée de l’étant élaborée par la métaphysique en une compréhension ontologique du politique. Il s'agit précisément de mener à son terme, dans un système unifié du savoir, la détermination de l’étant en procédant à son extension à la question de l’être de l’homme et de l’être-en-commun propre à la société politique.
Au commencement du XVII° siècle, une autre direction pour
l’accomplissement du projet ontologique non identifiable à celle d’une
science mathématique de la nature se profile et préfigure une récurrence
persistante des origines de la philosophie. Ainsi, on trouve dans le
système suarézien la retranscription originale et réactualisée d’une ligne
de force traversant la pensée antique: l’ontopolitique. Il devient alors
nécessaire afin d’expliciter et de justifier cette orientation, de
déterminer à la fois le fondement et la spécificité de la relation
instaurée par Suárez entre l’ontologie, la théologie, l’anthropologie et
le politique; ces domaines demeurent indissociables d’une crise et d’un
renouveau de la philosophie première s’énonçant comme accomplissement
éthique de la raison métaphysique. Cet ouvrage se propose d’examiner chez
Suárez (1548-1617), comment la théorie du droit et de la loi prolonge la
pensée de l’étant élaborée par la métaphysique en une compréhension
ontologique du politique. Il s'agit précisément de mener à son terme, dans
un système unifié du savoir, la détermination de l’étant en procédant à
son extension à la question de l’être de l’homme et de l’être-en-commun
propre à la société politique. Au commencement du XVII° siècle, une autre
direction pour l’accomplissement du projet ontologique non identifiable à
celle d’une science mathématique de la nature se profile et préfigure une
récurrence persistante des origines de la philosophie. Ainsi, on trouve
dans le système suarézien la retranscription originale et réactualisée
d’une ligne de force traversant la pensée antique: l’ontopolitique. Il
devient alors nécessaire afin d’expliciter et de justifier cette
orientation, de déterminer à la fois le fondement et la spécificité de la
relation instaurée par Suárez entre l’ontologie, la théologie,
l'anthropologie et le politique; ces domaines demeurent indissociables
d’une crise et d’un renouveau de la philosophie première s’énonçant comme
accomplissement éthique de la raison métaphysique.