Extrait
NÉ DANS LA LEGENDE, L'AMOUR DES PYRENEES
Les Pyrénées ont toujours été habitées comme en témoignent les nombreuses peintures rupestres qu'abritent les grottes de leurs vallées.
Pierres dressées, associées aux rites de la fécondité, pierres à cupules qui jalonnent les chemins antiques de la transhumance, dolmens, cromlechs sont autant d'énigmes mal élucidées que nous ont laissées les tribus de nos ancêtres pyrénéens.
Ils n'hésitaient pas à pénétrer la montagne jusqu'au domaine des dieux et des démons, comme le montrent les étranges gravures de femmes nues et de guerriers barbus du site de Peyra Escrita qui est à plus de 2 000 m d'altitude dans les Pyrénées orientales. Au fond du vallon de Galbe, l'abbé Abelanet n'a pas découvert moins de 75 blocs gravés, perdus dans ce haut lieu du Capcir où se cache aussi le Lac du Diable. Cet étang mystérieux est-il en relation avec l'origine de ces gravures ? Seul, en effet, un démon invisible en maintient le niveau, ses rives n'étant découpées par aucun ruisseau d'alimentation ou d'écoulement.
Plus tard le christianisme a dissipé bien des craintes et, aux superstitions qu'il tentait de chasser, il substitua ses belles histoires.
La légende nous laisse le souvenir de l'ascension, au Ve siècle, de saint Valier à cette montagne d'Ariège qui porte encore le nom de ce pieux évêque inspiré... Prière ou délire ?
Qui nous dira les ascensions réussies entre cette mémorable aventure et la non moins légendaire conquête du Canigou en 1 276 ?
En cette année heureuse, Pierre III d'Aragon gravit les 2 784 m du Canigou d'où il domine tout son royaume, l'année même de son avènement au trône. Première ascension historique, bien que la chronique alpine de l'époque laisse un doute dans les esprits raisonneurs en racontant que le roi avait vu au sommet du pic un monstrueux dragon qui s'envolait d'un lac.
Les Pyrénées ont toujours été habitées comme en témoignent les nombreuses peintures rupestres qu'abritent les grottes de leurs vallées.
Pierres dressées, associées aux rites de la fécondité, pierres à cupules qui jalonnent les chemins antiques de la transhumance, dolmens, cromlechs sont autant d'énigmes mal élucidées que nous ont laissées les tribus de nos ancêtres pyrénéens.
Ils n'hésitaient pas à pénétrer la montagne jusqu'au domaine des dieux et des démons, comme le montrent les étranges gravures de femmes nues et de guerriers barbus du site de Peyra Escrita qui est à plus de 2 000 m d'altitude dans les Pyrénées orientales. Au fond du vallon de Galbe, l'abbé Abelanet n'a pas découvert moins de 75 blocs gravés, perdus dans ce haut lieu du Capcir où se cache aussi le Lac du Diable. Cet étang mystérieux est-il en relation avec l'origine de ces gravures ? Seul, en effet, un démon invisible en maintient le niveau, ses rives n'étant découpées par aucun ruisseau d'alimentation ou d'écoulement.
Plus tard le christianisme a dissipé bien des craintes et, aux superstitions qu'il tentait de chasser, il substitua ses belles histoires.
La légende nous laisse le souvenir de l'ascension, au Ve siècle, de saint Valier à cette montagne d'Ariège qui porte encore le nom de ce pieux évêque inspiré... Prière ou délire ?
Qui nous dira les ascensions réussies entre cette mémorable aventure et la non moins légendaire conquête du Canigou en 1 276 ?
En cette année heureuse, Pierre III d'Aragon gravit les 2 784 m du Canigou d'où il domine tout son royaume, l'année même de son avènement au trône. Première ascension historique, bien que la chronique alpine de l'époque laisse un doute dans les esprits raisonneurs en racontant que le roi avait vu au sommet du pic un monstrueux dragon qui s'envolait d'un lac.