« À quoi bon des poètes en temps de détresse ? »
À cette question de Hölderlin, Philippe Baudry répond par
un cri de résistance et de vie, une exigence de sens et de vérité.
Au quart de ce xxie
siècle, alors que les murs se dressent de
nouveau, que des impérialismes renaissent, que les spectres du
passé hantent nos frontières, la raison semble avoir déserté la
géographie des hommes.
Dans une langue à la fois lucide et incarnée, incisive et enveloppante, les poèmes réunis dans ce recueil explorent nos déchirures,
politiques, écologiques, humaines.
Philippe Baudry nous rappelle que la poésie continue autrement : comme un souffle obstiné, un refuge invincible, l’amour
surprend la foi qui s’éloigne face aux désintégrations. L’amour
s’impose autant comme une respiration bienveillante qu’une
force pour sauver ce qui vacille, et représente au fond le seul
lien capable de traverser les civilisations et de survivre à toutes
les détresses.
Ce recueil de poésie pose clairement la question : comment
rester humain dans un monde qui se déshumanise ?