Extrait
Extrait de l'introduction
Journée 1
Bien vivre notre tiret
La mort est plus universelle que la vie ; tout le monde meurt, mais tout le monde ne vit pas forcément.
Alan Sachs
Je suis convaincu que ce n'est pas tant la peur de la mort, de la fin de notre vie, qui hante notre sommeil, mais plutôt la crainte que... en ce qui concerne le monde, nous aurions très bien pu ne pas exister.
Harold Kushner
Notre temps sur terre est limité. Peu importe que cette idée vous mette mal à l'aise, c'est un fait. Qui que vous soyez, jeune ou vieux, que vous ayez réussi ou non, et quel que soit votre lieu d'habitation, la condition de mortel de l'être humain met tout le monde à la même enseigne : à chaque tic-tac de notre montre, un nouveau moment de notre vie est de l'histoire ancienne. Pendant que vous lisez ce paragraphe, des secondes s'écoulent, et vous ne les reverrez plus jamais. Nos jours sont comptés, et chaque jour qui passe est derrière nous, pour toujours.
Si vous êtes comme moi, vous devez peut-être lutter contre la tentation de considérer cette réalité comme dure et importune et de la laisser vous accabler, voire vous paralyser. Mais tel n'est pas mon objectif en écrivant ce livre, bien au contraire ! Au lieu de nous inhiber et de nous pousser à une retenue excessive, je suis convaincu que le fait de percevoir notre temps sur terre comme une ressource limitée a un pouvoir incroyablement libérateur. Pour la plupart d'entre nous, si nous savions que nous n'avons plus qu'un mois à vivre, nous vivrions de manière différente. Nous serions plus authentiques, plus honnêtes envers nous-mêmes et plus attentifs à notre emploi du temps. Mais un tel constat nous oblige à poser la question suivante : «Qu'est-ce qui nous empêche de vivre de cette manière maintenant ?»
Ce qui m'a motivé à trouver la réponse, mais aussi à la vivre et à vouloir aider d'autres à la vivre, c'est en partie mon expérience dans le ministère pastoral. J'ai souvent eu le privilège de passer du temps avec des personnes confrontées à la fin imminente de leur existence terrestre. Si nombre d'entre elles passent par toutes les étapes du chagrin - choc, négation, négociation, culpabilité, colère, dépression, acceptation - la plupart opèrent des changements radicaux au moment où elles prennent conscience de leur condition de malade en phase terminale. Elles s'autorisent à dire ce qu'elles pensent vraiment et à faire ce qu'elles souhaitent vraiment. Elles demandent pardon et accordent leur pardon aux autres. Elles ne pensent plus seulement à elles-mêmes mais tendent la main vers ceux qu'elles aiment et leur font savoir combien ils sont précieux à leurs yeux. Elles prennent des risques qu'elles n'auraient jamais courus auparavant et se permettent de laisser de côté les soucis, acceptant avec reconnaissance chaque nouvelle journée. Elles semblent avoir une nouvelle vision de leurs priorités, notamment de leur relation avec Dieu et de l'importance de laisser derrière elles un héritage durable.
Journée 1
Bien vivre notre tiret
La mort est plus universelle que la vie ; tout le monde meurt, mais tout le monde ne vit pas forcément.
Alan Sachs
Je suis convaincu que ce n'est pas tant la peur de la mort, de la fin de notre vie, qui hante notre sommeil, mais plutôt la crainte que... en ce qui concerne le monde, nous aurions très bien pu ne pas exister.
Harold Kushner
Notre temps sur terre est limité. Peu importe que cette idée vous mette mal à l'aise, c'est un fait. Qui que vous soyez, jeune ou vieux, que vous ayez réussi ou non, et quel que soit votre lieu d'habitation, la condition de mortel de l'être humain met tout le monde à la même enseigne : à chaque tic-tac de notre montre, un nouveau moment de notre vie est de l'histoire ancienne. Pendant que vous lisez ce paragraphe, des secondes s'écoulent, et vous ne les reverrez plus jamais. Nos jours sont comptés, et chaque jour qui passe est derrière nous, pour toujours.
Si vous êtes comme moi, vous devez peut-être lutter contre la tentation de considérer cette réalité comme dure et importune et de la laisser vous accabler, voire vous paralyser. Mais tel n'est pas mon objectif en écrivant ce livre, bien au contraire ! Au lieu de nous inhiber et de nous pousser à une retenue excessive, je suis convaincu que le fait de percevoir notre temps sur terre comme une ressource limitée a un pouvoir incroyablement libérateur. Pour la plupart d'entre nous, si nous savions que nous n'avons plus qu'un mois à vivre, nous vivrions de manière différente. Nous serions plus authentiques, plus honnêtes envers nous-mêmes et plus attentifs à notre emploi du temps. Mais un tel constat nous oblige à poser la question suivante : «Qu'est-ce qui nous empêche de vivre de cette manière maintenant ?»
Ce qui m'a motivé à trouver la réponse, mais aussi à la vivre et à vouloir aider d'autres à la vivre, c'est en partie mon expérience dans le ministère pastoral. J'ai souvent eu le privilège de passer du temps avec des personnes confrontées à la fin imminente de leur existence terrestre. Si nombre d'entre elles passent par toutes les étapes du chagrin - choc, négation, négociation, culpabilité, colère, dépression, acceptation - la plupart opèrent des changements radicaux au moment où elles prennent conscience de leur condition de malade en phase terminale. Elles s'autorisent à dire ce qu'elles pensent vraiment et à faire ce qu'elles souhaitent vraiment. Elles demandent pardon et accordent leur pardon aux autres. Elles ne pensent plus seulement à elles-mêmes mais tendent la main vers ceux qu'elles aiment et leur font savoir combien ils sont précieux à leurs yeux. Elles prennent des risques qu'elles n'auraient jamais courus auparavant et se permettent de laisser de côté les soucis, acceptant avec reconnaissance chaque nouvelle journée. Elles semblent avoir une nouvelle vision de leurs priorités, notamment de leur relation avec Dieu et de l'importance de laisser derrière elles un héritage durable.