Deux poèmes.
Un livre tête-bêche. Tout contre, si proche, à l’envers l’un de l’autre.
Dans Ce petit dedans, une présence fragile cherche à faire surgir un nous.
Le texte se déploie dans un dialogue entre je et tu, dans une danse intime où les voix se frôlent, se cherchent, se percutent.
Entre vertige et tendresse, le poème explore ce qui se tisse dans l’espace minuscule et immense de la relation : ce petit dedans où l’amour, le trouble et la présence de l’autre font surgir un nous fugace, vibrant, toujours en mouvement.
Un poème de l’intime, où le nous apparaît, disparaît, se forme, tremble et vacille.
Dans Nous et, le regard s’ouvre et se heurte au monde.
Le poème quitte l’espace intime et traverse ce qui nous ébranle: la violence, l’injustice, les rapports de domination.
Dans ces fractures, une question insiste : comment faire place encore à un nous d’amour ?
Entre inquiétude et désir de lien, le poème poursuit cette recherche obstinée: celle d’un nous qui ne renonce pas à prendre soin de l’autre.
Il s’appuie sur l’écoute de ce qui bat : la terre, le cœur et l’enfant.
Un poème traversé par le monde et sa violence, où le nous résiste, cherche ce qui peut encore, en nous, aimer et croire en l’humanité.
Savoir danser le nous des secondes
malgré les je fracassés
malgré les tu
en déroute
(…)
Oui le cosmos chiale dans nos ventres
mais nous aimons
au-delà de nos vies