Haïti. Le dur devoir d exister est un témoignage de première main sur le défi d exister. Amélie Baron, reporter-photographe, saisit, à la suite du séisme du 12 janvier, des corps en mouvements et en vie, qui font face aux difficultés d exister. Rien ne lui échappe: la misère, la beauté, la générosité, l amour et la résistance. Alors des regards, des visages et des paysages se dressent à contre courant du visuel lisse. Ces yeux et ces corps debout sont comme autant de rappels de la fragilité de la condition haïtienne. Ces yeux et ces corps disent aussi l urgence de mieux voir, mieux sentir et donc mieux comprendre Haïti. Lyonel Trouillot dit ceci: J ai regardé ces photos comme un rappel du côté injuste du réel. Les choses ni les gens n y sont à la place souhaitée. Il y a des photos sur lesquelles il n y a rien à dire. Quels mots mettre sur le vide? [...] Chacun doit regarder avec la possibilité d y mettre leurs propres mots, leur paraphe, leur rature, leur lecture face à ces formes concrètes et exaspérantes de la condition humaine.