Paru en 1902, L’Ombre des Jours confirme le « classicisme » d’Anna de Noailles, très inspirée par la Grèce, sa patrie mythique. Le lecteur notera cependant qu’assez souvent cet hellénisme sert de couverture à des chagrins bien contemporains. Selon René Doumic, sa teneur principale est « le débordement d’une inspiration jaillissante, le frisson d’une sensibilité toujours vibrante, le cri d’un cœur passionné ».