L’ouvrage montre que le vélo devient un acteur social symbole de nos nouveaux rapports à la ville à la société et à l’environnement. Jusqu’à aujourd’hui la pratique quotidienne du vélo était encore assez peu répandue en France. La petite reine était surtout liée à la culture sportive et aux héros du Tour de France. En ville enfourcher sa monture pour affronter la horde hostile des automobilistes était un acte de bravoure. Harnachés et casqués les modernes chevaliers sortaient le plus souvent perdants de ces joutes inégales et optaient pour d’autres transports. Pourtant son usage se développe et les pistes cyclables s’étirent. Parcs de vélos vélo-stations les expériences se multiplient et l’offre de mobilité douce se diversifie. Collectivités associations sociétés de transport ou de services et annonceurs s’intéressent désormais aux deux roues. Comment et pourquoi les Français sont passés de l’engouement estival pour le cyclisme professionnel à une pratique quotidienne? Qu’est-ce qui les a incités à glisser de la légende au quotidien du Tour de France au tour de pédale de la mode passagère à la pratique réelle et intergénérationnelle à changer d’échelle et de braquet? Quel est ce chainon manquant qui nous a fait passer de l’ascension au sommet de l’Alpe d’Huez et l’utilisation du vélo pour aller au bureau à passer du rêve au quotidien de l’exploit à la norme? C’est que nous explique cet ouvrage. Il démontre comment le vélo est devenu un acteur social et que sa pratique est le symbole de nos nouveaux rapports à la ville à la société et à l’environnement.