Tout au long des XVIe et XVIIe siècles, la poésie religieuse, française mais aussi néo-latine ou espagnole, a connu une extraordinaire vitalité. Longtemps occulté, ce phénomène pose une série de questions essentielles, notamment en ce qui concerne sa réception. Pour quelles raisons ces titres, souvent imprimés à petits moyens? Quel rôle a pu jouer le mécénat dans les orientations des poètes? La paraphrase en vers des Psaumes ou la méditation pénitentielle furent-elles des genres à la mode? Mais aussi, quel type de sociabilité induit cette activité poétique? Enfin, à quelle lecture sont destinés ces livres de piété, qui unissent le charme poétique à l'émotion du cœur converti? C'est à ces différentes interrogations que tentent de répondre les contributions ici réunies, au croisement de la poétique, de l'histoire du livre et de celle des mentalités.