La devise de Jules César, veni, vidi, vici pourrait être celle de Vaira Vike-Freiberga. Première femme à avoir été élue présidente d'un pays issu de l'ex-URSS, cette "dame de fer" appréhende sa fonction avec courage, détermination et sérénité. Pourtant rien ne la prédestinait à un tel rôle. Rien qu'un exceptionnel concours de circonstances. Le choix de cette "étrangère", rentrée définitivement au pays l'année précédente seulement, après cinquante-trois ans d'exil forcé au Maroc et au Canada, s'impose naturellement à tous. Elle n'est inscrite à aucun parti politique.