Fumer tue, paraît-il. Mais vivre aussi, non ? Alors pourquoi s'en faire ? Parce que l'heure est à l'hygiène de soi, à la propreté de l'âme, au corps immaculé. Qu'à cela ne tienne, le narrateur décide d'arrêter de fumer : il souhaite vieillir sans tousser. Refusant de s'imposer des impératifs tyranniques, préférant laisser faire la nature, il se fie à sa pensée alerte pour divaguer, de dernières cigarettes en dernières cigarettes, sur les motifs de son addiction, et cogiter sur ce jeu dangereux et si humain consistant à reproduire de jour en jour un petit vice en se disant qu'on n'en est pas réellement l'esclave.