Les poèmes et les photos de Mona Bassil témoignent d’un Liban qui nous retient captif d’une passion inexplicable. A la fois attachant et troublant, son passé sombre nous précipite dans une colère et un sursaut profonds. Tant de fois au bord du précipice, qu’est devenu le coeur ainsi malmené du Liban, on aimerait pouvoir l’étreindre comme Mona Bassil sait le faire - et dans l’horreur de ces nuits obscures, ses poèmes sont un plaidoyer en faveur de la paix, une déclaration d’amour et une foi dans l’avenir du Liban. Entre la Terre d’El et les Désillusions de la nature, le Soleil de Mona Bassil s’embrouille et le vent est las. Car il fut un temps, nous dit le poète, où le Premier des premiers nous bénissait de sa main droite, tandis que de sa main gauche son sceptre répandait l’Amour. Il n’y a pas de limite à sa croyance et à son espérance. La poésie ne connaît pas de frontière, elle côtoie l’amour et la mort, les rires et les larmes, le feu et la lumière dans une constance inégalable – n’est-ce pas la plus haute expression de la force que le poète recherche indéfiniment ?