La gare dont il est question fut la gare transatlantique de Saint-Nazaire, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses ruines offrent le décor du rêve des Nazairiens qui s'y retrouvent chaque nuit. C'est aussi le seul endroit où l'écrivain colombien qui a découvert leur secret, s'il se sent toujours intrus, croit pouvoir partager cette aventure collective. Il a tort. Son rêve provoquera une catastrophe dont la ville ne se remettra pas.