L'état des forces en présence ("Le capitalisme est la lutte des classes", rappelle l'auteur) vu à travers une analyse du monde actuel, en privilégiant comme exemples l'effondrement économique de l'Argentine, la guerre d'Irak, et la société française (des grèves des routiers aux plans de licenciements massifs, en passant par la dernière élection présidentielle et ses péripéties). Reprécisant en outre que, du point de vue de la critique sociale, le capitalisme est un état transitoire de la société, l'auteur examine les diverses tentatives actuelles d'auto-organisation du prolétariat mondial en rupture avec le mode de fonctionnement de l'économie tel qu'il domine dans les pays centraux ; il en montre à la fois l'impérieuse nécessité (solidarités nouvelles, création de nouveaux rapports d'échanges et de production, etc.) et les limites (ces modes d'auto-organisation du prolétariat en période de crise ne parviennent toujours pas à dépasser le capitalisme, et restent encore réformistes).