Le développement des communications, la mondialisation économique font apparaître, plus qu'autrefois encore, la multiplicité des langues humaines comme la survivance d'un héritage anachronique. La confusion des langues à Babel n'est-elle pas interprétée comme une malédiction divine? Le rêve d'une langue unique pour l'ensemble de l'humanité, en favorisant le dialogue, serait-il un pas décisif vers la paix? Outre l'aspect affectif, la crispation des communautés sur leur langue va-t-elle dans le sens de l'histoire? Dépassant les cas particuliers cet essai est une tentative de réponse à une interrogation qui nous concerne tous.