Chaque soir de l’année 2017, j’ai écrit un texte qui reprend divers éléments de la journée passée, conversations ou accidents voués au silence dont j’ai fait autre chose : un journal mutique, d’une certaine façon. Le contexte en est gommé et, le plus souvent, oublié.
Chaque texte est composé de trois strophes de 9, 4, puis 1 vers, soit les trois premiers carrés montés à l’envers, comme une réduction. La première strophe est le poème lui-même, la seconde une scorie — poème secondaire — et la dernière une scolie — formant commentaire —, pouvant jouer le rôle de titre final. J’appelle cette forme un « degré ». Elle comprend, je m’en suis aperçu a posteriori, 14 vers, comme un sonnet.
à chaque mois correspond une procédure précise mais un peu lâche dans sa mise en œuvre, liée à l’utilisation de certains élément syntaxiques ou lexicaux, et susceptible d’évoluer selon l’avancée, chaque degré apportant son moment d’embrayage à l’ensemble.