Les deux derniers commandements du Décalogue présentent des difficultés qui n'échappent ni aux juifs ni aux chrétiens. Comment interdire, non plus un acte, mais un désir ? Comment comprendre l'énumération indifférenciée des objets de la convoitise, perversion du désir ? C'est le cœur qui est ici visé : entre les pensées mauvaises, convoitise, concupiscence, et le désir naturel du surnaturel, la Bible distingue rigoureusement La venue du Christ, loin de les abolir, confirme la pertinence des deux interdits : elle détermine pour le chrétien un rapport au monde radicalement nouveau qui suspend le désir sans le nier.